Une plante africaine : le Desmodium adscendens

Par le Dr Anne-Marie Tubéry-Claustres

Dans l’Afrique équatoriale pousse une plante herbacée aux tiges flexibles, aux feuilles plates et nervurées, aux petites fleurs blanches.
Elle s’est semée toute seule. Depuis l’aube des temps, elle croît, fleurit, sèche et renaît. Elle ignore les frontières.
Le soleil de l’Afrique équatoriale (de l’Amérique latine aussi) assure sa pérennité dans des zones humides.
Peu odorante, de goût fade, elle est une nourriture pour les chèvres. Elle est devenue remède pour les humains.
C’est le Desmodium adscendens.

Par quel chemin cette plante « souveraine » arrive-t-elle chez vous, vous apporte-t-elle ses vertus secourables dans le temps éprouvant de votre chimiothérapie ? Je vous parlerai seulement du chemin que Pierre Tubéry et moi, Anne-Marie, avons ouvert voici plus de 40 ans.
Lorsque une personne découvre un trésor, elle est appelée « inventeur » ou inventrice.
Eh bien, ce trésor c’est en Afrique que nous l’avons « inventé » (au sens latin du mot), que nous l’avons découvert.

Lors de notre travail dans un dispensaire du Nord Cameroun, dans les années 1960, nous étions aidés par un infirmier camerounais, François N. Après notre retour en France (1965), François N. nous donnait le « secret » d’une plante utilisée avec d’excellents résultats dans les hépatites (on disait autrefois la jaunisse). Cette plante c’était le Desmodium adscendens.

Ce Desmodium a de multiples cousins (le Desmodium gangeticum, le Desmodium pulchellum, etc) ; aucun n’a les mêmes vertus thérapeutiques que le Desmodium adscendens.
L’action du Desmodium est remarquable dans les hépatites aiguës (les transaminases se normalisent en un temps record, les symptômes digestifs, la fatigue, s’améliorent rapidement). Cette action positive est moins retrouvée lorsque l’hépatite est devenue chronique.
Comment, à partir de son utilisation dans les hépatites, en sommes nous venus à proposer le Desmodium pour atténuer les effets digestifs des chimiothérapies ?
C’est encore une « histoire simple » qui m’a amenée à cette étape.
En 1985, un monsieur (je me souviens de sa profession, il était garagiste) vint me parler de sa maman âgée qui souffrait d’une crise hémorroïdaire aiguë au cours d’une chimiothérapie.
Les hémorroïdes correspondent à une dilatation des veines rectales, elles-mêmes en relation avec les veines hépatiques (on parle de système « porte » et d’hypertension portale).
Il m’a donc paru logique de recommander la tisane Desmodium, qui, par son action de détoxication sur la cellule hépatique, pouvait « décongestionner » le foie et donc diminuer la pression des veines hépatiques.
Peu après le fils revenait, heureux : non seulement la crise hémorroïdaire s’était améliorée mais la chimiothérapie avait été mieux supportée. Et c’est dès lors que nous avons conseillé le Desmodium secourable avant et après les chimiothérapies.
Et depuis affluent les témoignages de satisfaction.
Peu après, la responsable du CRP (Centre de recherches phytothérapiques), Jaqueline R., préparait le Desmodium en soluté (Desmopar), plus aisé à absorber dans la difficile période de l’après-chimiothérapie.
Au préalable, les études d’identification de toxicologie, de pharmacologie avaient été menées suivant des protocoles rigoureux (Jacqueline R. est docteur es science et pharmacienne).
Et c’est ainsi que, grâce au CRP, à sa responsable, à ses collaborateurs et collaboratrices qui assurent les contacts avec l’Afrique, les travaux de recherche, l’identification et l’analyse bactériologique, ainsi que la commercialisation, le Desmodium (tisane) et le Desmopar (soluté) arrivent chez vous (au prix les plus bas possible).

Les doses ?
Nous les avons apprises auprès de nos « enseignants » les phytothérapeutes africains : 8 à 10 g de plante sèche par jour.
Avec ces doses, de multiples maux ont été soulagés, parfois guéris : les hépatites aiguës, certaines allergies parfois très anciennes (Henri D. se reconnaîtra), des hépatites toxiques, médicamenteuses ou alcooliques (l’arrêt du toxique reste la première mesure à prendre), parfois des migraines, souvent des acnés.
Les patientes et patients soumis à des traitements au long cours (anticonvulsivant, antidépresseur, hormones-antihormones, chimiothérapie) ont ressenti un bien-être nouveau en associant le Desmodium à leur traitement habituel.
Tout cela avec les doses indiquées par le guérisseur africain, 8 à 10 g par jour de plante sèche (ou soluté concentré équivalent 2 cuill. à café, 2 fois par jour).
À vous à qui parviendra cette fiche hirondelle, je confie cette inquiétude :
De très nombreux laboratoires ont « adopté » le Desmodium. Cela serait bien – un trésor doit toujours être partagé – si…
Si les doses quotidiennes préconisées par les guérisseurs africains étaient respectées : 8 à 10 g de plante sèche par jour, ou équivalent, doses qui nous ont donné les résultats signalés.
Or que voyons-nous quand nous prenons certaines spécialités contenant du Desmodium ?
Des doses très inférieures. 0,50 g par cachet. Donc, 20 cachets par jour sont nécessaires pour faire 10 g (et ce n’est pas la posologie ; celle indiquée sur la boîte est de 4 à 6 cachets par jour au maximum).
Des résultats positifs ne peuvent pas être obtenus avec des doses insuffisantes.
Un exemple vous éclairera :
La digitaline (utilisée jusqu’à ces dernières années avec une efficacité prouvée dans les tachyarythmies – rythme cardiaque rapide et irrégulier). Les doses efficaces : (1 goutte = 1 milligramme) 10 gouttes par jour pendant 5 jours.
Si vous prenez 1 goutte par jour vous n’aurez pas ou peu d’efficacité. C’est pareil pour le pour le Desmodium. Une dose insuffisante ne saurait donner l’efficacité escomptée.
Il serait tellement éprouvant que l’efficacité de ce « trésor » soit annulée par l’insuffisance de la posologie, qui est le fait de nombreux laboratoires.
Est-ce méconnaissance des doses ? Nous pouvons les renseigner…
Est-ce « simplisme » thérapeutique permettant des bénéfices pécuniaires supérieurs (prix de revient inférieur) ?
J’ai souvent entendu des personnes me dire « J’ai pris du Desmodium pendant ma chimio, cela ne m’a rien fait. »
Et comme je leur demandais à quelle dose, je réalisais que c’était au maximum 2 g (4 comprimés à 0,50) et cela était insuffisant.
C’est pourquoi, lorsque à M.I.S.S. nous parlerons de Desmodium, nous spécifierons Desmodium 10, ceci pour que vous soyez très vigilantes, très vigilants, sur les doses proposées.

Ce trésor né du savoir traditionnel des africains, transmis grâce à leur amitié, ne saurait être galvaudé.
 

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